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Stratégie et plan de contact

Avant de parler de gabarit ou d'outil, il faut décider à qui l'on écrit, à quelle fréquence, et pour dire quoi. Le plan de contact est ce document : il fixe la logique d'adressage de votre base et sert de référence commune à toutes les campagnes qui suivront.

Ce que produit la phase de cadrage

Quatre livrables, remis et commentés, qui restent votre propriété que la collaboration se poursuive ou non.

  • Une cartographie de la base

    Volume réellement adressable, ancienneté des adresses, origine de la collecte, part de la base inactive depuis six, douze ou vingt-quatre mois. Cet inventaire décide souvent à lui seul du plan : une base dont la moitié n'a pas ouvert depuis un an ne se traite pas comme une base récente et engagée.

  • Une grille de segmentation

    Des segments définis par des critères observables dans vos données, pas par des personas déclaratifs. Récence, fréquence, montant, catégorie achetée, source d'inscription, appartenance à un cycle en cours. Chaque segment doit répondre à une question simple : qu'est-ce que je vais lui écrire que je n'écrirai pas aux autres ?

  • Une règle de pression commerciale

    Le nombre maximum de messages qu'un contact peut recevoir par semaine et par mois, la priorité entre un message automatisé et une campagne promotionnelle, et les périodes de silence. Sans cette règle, l'empilement des scénarios finit par saturer les meilleurs clients, qui sont ceux qui déclenchent le plus de scénarios.

  • Un calendrier et un cadre de mesure

    Le calendrier des campagnes sur le trimestre, les temps forts commerciaux, et la liste des indicateurs que nous suivrons. Nous fixons dès le cadrage ce qui sera considéré comme un succès, afin que la lecture des résultats ne soit pas rétroactive.

Comment nous travaillons

Partir des données, pas des intentions

La première semaine est consacrée à l'extraction et à la lecture de vos historiques : envois passés, taux d'ouverture et de clic par type de message, désabonnements, plaintes, et surtout comportement d'achat rapproché des envois. Nous cherchons ce qui a déjà fonctionné chez vous plutôt qu'à appliquer une recette. Cette lecture réserve presque toujours des surprises : un message de service que personne ne considérait comme du marketing concentre l'engagement, un temps fort commercial coûte plus de désabonnements qu'il ne rapporte, une partie de la base n'a jamais reçu autre chose que des promotions. Ces constats sont la matière du plan.

Arbitrer la pression avant de produire

Un plan de contact est d'abord un arbitrage. Chaque service veut son envoi, et la somme des demandes dépasse toujours ce qu'une boîte de réception tolère. Nous posons un plafond par contact et par période, puis une règle de priorité qui tranche les conflits sans réunion : un message transactionnel passe avant un message de cycle de vie, qui passe avant une campagne de masse. Ce plafond protège l'actif principal, la base elle-même. Les désabonnements et les plaintes sont irréversibles, et les fournisseurs de messagerie les interprètent comme un signal négatif durable. Réduire la fréquence sur un segment fatigué est souvent la décision qui améliore le plus vite les résultats globaux.

Voir le pilier délivrabilité

Rendre le plan exécutable

Un plan qui reste un document meurt au premier trimestre. Nous le traduisons donc en objets concrets dans votre outil d'envoi : segments enregistrés et requêtables, listes d'exclusion, gabarits nommés, conventions de nommage des campagnes qui rendent les statistiques comparables d'un mois sur l'autre. Nous formons ensuite l'équipe qui l'exécutera, et nous prévoyons une revue périodique : un plan de contact est une hypothèse sur le comportement de votre base, et une hypothèse se corrige à mesure que les envois la mettent à l'épreuve.

Voir la production des campagnes

Questions fréquentes

  1. Faut-il une base volumineuse pour que ce travail soit utile ?

    Non. Sur une base réduite, la segmentation compte davantage encore, parce que chaque envoi mal ciblé pèse proportionnellement plus lourd. Le plan est simplement plus court : moins de segments, moins de scénarios, mais des règles aussi explicites.

  2. Que devient une base collectée sans consentement explicite ?

    Le RGPD impose une base légale pour la prospection par courrier électronique, et le consentement en est la voie principale en B2C. Une partie de base dont l'origine ne peut pas être documentée ne doit pas être adressée : nous identifions ces volumes pendant la cartographie et proposons soit une campagne de reconsentement, soit leur mise à l'écart.

  3. Combien de temps avant de voir un effet ?

    Les effets de segmentation et de pression se lisent sur les indicateurs d'engagement en quelques cycles d'envoi. La réputation d'expédition, elle, se construit sur plusieurs semaines de comportement régulier : c'est le sujet du pilier consacré à la délivrabilité.

Parlons de votre base et de votre plan d'envoi

Décrivez-nous votre base, vos outils et votre rythme d'envoi actuel. Nous vous dirons ce que nous en lisons et par quoi nous commencerions.

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